Madame Présidente,
Chers collègues,
Mesdames et Messieurs les élus de Seine Saint Denis,
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Mes chers concitoyens,
Chers amis.
Merci à chacun et chacune des membres du Conseil municipal qui m’ont accordé leur confiance en me désignant comme 34iéme maire d’Aubervilliers depuis la Révolution française et si on excepte les délégations spéciales, avec une mention pour Armand Lavie, Président du Comité local de Libération en 1944.
Je m’adresse particulièrement aux élus de la minorité ou de l’opposition municipale pour qu’ils sachent les uns et les autres qu’ils auront toute leur place dans cette assemblée.
Je souhaite la bienvenue à l’ensemble des élus qui nous font l’honneur d’être présents dans cette salle pour cette solennelle manifestation : les parlementaires, les conseillers généraux, les maires, les maires adjoints, les conseillers municipaux d’autres communes…
Enfin, merci à toutes les habitantes et les habitants d’Aubervilliers en espérant qu’au delà de cette journée, vous prendrez l’habitude d’assister régulièrement aux séances à venir du Conseil Municipal tant il est vrai que si nous avons l’ambition de travailler pour vous, nous voulons le faire avec vous.
D’abord, rendre hommage aux équipes qui nous ont précédé, au travail qu’elles ont accompli depuis prés de 25 ans sous l’impulsion de Jack Ralite d’abord, puis de Pascal Beaudet depuis 2003.
Je crois pourvoir dire que nos relations tout au long de ces années ont été de qualité, dans le débat politique comme dans nos échanges personnels.
Des avancées significatives ont été réalisées. Le déclin démographique perceptible des années 70 à 1999 est non seulement enraillé mais la ville a regagné plus de 10 000 habitants entre 1999 et 2008. Aujourd’hui, Aubervilliers recense presque autant d’habitants qu’en 1968 pour approcher sans doute les 80 000 habitants à l’horizon 2012/2015.
Notre ville est de nouveau attractive. Nous devons accompagner et optimiser son développement pour faire en sorte que les nouveaux concitoyens ait envie de s’établir, de fonder une famille, de s’engager sur des projets, de participer à la vie sociale, de s’investir dans la vie locale.
Les efforts consentis en matière d’équipements collectifs, de services aux publics, d’amélioration du cadre et des conditions de vie bénéficieront à toutes et à tous, anciens d’Aubervilliers comme nouveaux résidents.
Vous le savez, c’est cette proposition de mouvement qui a été la clé et le véritable enjeu du scrutin des 9 et 16 mars derniers. Et pas seulement, l’appréciation d’un bilan ou l’évaluation comparative des qualités et compétences des différents compétiteurs.
La projection d’Aubervilliers dans l’avenir plutôt que la continuité, la répétition des pratiques des postures, des habitudes, c’est la volonté de changement de nos concitoyens qui a placé la liste que je conduisais et son projet en tête. C’est un mandat politique, qui implique des orientations nouvelles, des objectifs précis, des méthodes différentes, un profond renouvellement des relations entre les citoyens, leurs élus et l’administration territoriale.
C’est le sens de nos propositions en matière de démocratie participative : Observatoire des engagements, Conseil consultatif des résidents étrangers, présidences par des habitants des Conseils consultatifs de quartier, de nos orientations en matière de politiques de logement, un logement pour tous en maintenant la part de 40% de construction de logements sociaux dans les programmes nouveaux et la recherche constante de la HQE et de la réduction des charges par des économies d’énergie.
L’éducation est au cœur de nos engagements pour la période 2008-2014 qui précisent à chaque étape du parcours scolaire nos propositions pour l’accompagnement à la scolarité, l’éducation à l’altérité, le soutien à la parentalité.
Le contrat local jeunesse que nous proposons articulera aides aux projets et contrepartie en matière de service rendu à la ville.
L’amélioration du cadre de vie concernera tous les aspects de la vie quotidienne mais d’abord, la propreté de la ville en développant les moyens nécessaires et en sensibilisant nos concitoyens.
Nous prolongerons les politiques patiemment mises en place au cours des précédentes mandatures en matière de prévention et de sécurité en demandant une implication plus forte des élus au travers un contact régulier avec les réalités concrètes des quartiers et en offrant la possibilité à nos concitoyens d’exprimer leurs suggestions ou revendications au travers des comités d’usagers des services publics notamment de police nationale et municipale.
Il ne s’agit pas pour moi de décliner devant vous le contrat d’engagement qui désormais nous lie pour 6 ans mais il constituera la référence constante de l’action municipale.
Un dernier mot sur nos relations avec la communauté d’agglomération « Plaine Commune » pour dire que nous proposerons de rétablir les liens de subsidiarité conformes à l’esprit de nos collectivités locales. Plaine Commune n’est pas une ville de 300 000 habitants, c’est un établissement public de coopération d’abord au service des villes qui la composent.
Au delà des choix politiques, nos concitoyens doivent sans doute connaître mieux l’homme qu’ils ont placé à la tête de leur ville. Permettez-moi de décrire mon parcours au travers quelques anecdotes :
- au collège Gabriel Péri, dans les années 60, nous éditions avec mon camarade de classe Didier Daeninckx, un journal d’élèves que nous avions titré » le Périscope »,
- dans la cité aujourd’hui dénommée « Charles Tillon », je vendais des billets de tombola pour la fêtes des cœurs vaillants pour la Paroisse Saint Paul de Montfort. J’ai été accueilli à l’une des portes par le sourire bienveillant du maire d’Aubervilliers de l’époque, André Karman,
- un peu plus tard, aux Allumettes – aujourd’hui al Documentation française – un jeune et dynamique maire adjoint avait convié des adolescents de mon âge à une séance collective de télévision autour de la représentation de Don Juan qui précédait un débat avec le réalisateur Marcel Bluwal et l’acteur principal, Michel Piccoli. Il s’agissait de Jack Ralite,
- en 1979, avec mon ami Mohamed Azzouz, récemment décédé, nous avions invité Charles Tillon pour présenter son livre « On chantait rouge ». La salle du Montfort était pleine à craquer comme aujourd’hui, seul Jean Jacques Karman avait fait le déplacement comme responsable communiste. Je l’en remercie aujourd’hui,
- la cravate que je porte aujourd’hui m’a été offerte pour l’occasion par Samia Hattou que je remercie. Samia est la sœur du véritable « Michou d’Auber ».
Voilà, je suis donc un enfant d’Aubervilliers.
Comme pour beaucoup de familles d’origine immigrée, la ville d’accueil se confond avec la terre d’asile. Aubervilliers, c’est la France, forcément et en ce jour encore un peu plus.
A mon âge et au regard de mon parcours, je n’ai donc qu’une seule ambition : réaliser avec toute l’équipe qui m’accompagne, le changement voulu par nos concitoyens, le changement à gauche illustré dans notre contrat d’engagements, le changement à gauche pour vous et avec vous.
Je vous remercie de votre attention.















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